martedì 3 maggio 2011

Francis Cabrel - je l ´aime a mourir



Moi je n'étais rien et voilà qu'aujourd'hui,
Je suis le gardien du sommeil de ses nuits. Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire tout ce qui vous plaira
Elle n'a qu'à ouvrir l'espace de ses bras
Pour tout reconstruire. Pour tout reconstruire. Je l'aime à mourir

Elle a gommé les chiffres des horloges du quartier
Elle a fait de ma vie des cocottes en papier, des éclats de rire
Elle a bâti des ponts entre nous et le ciel
Et nous les traversons à chaque fois qu'elle
Ne veut pas dormir. Ne veut pas dormir. Je l'aime à mourir

Refrain

Elle a dû faire toutes les guerres pour etre aussi forte aujourd'hui,
Elle a dû faire toutes les guerres de la vie et l'amour aussi.

Elle vit de son mieux son reve d'opaline
Elle danse au milieu des forets qu'elle dessine. Je l'aime à mourir
Elle porte des rubans qu'elle laisse s'envoler
Elle me chante souvent que j'ai tort d'essayer
De les retenir. De les retenir. Je l'aime à mourir

Pour monter dans sa grotte cachée sous les toits
Je dois clouer des notes à mes sabots de bois. Je l'aime à mourir
Je dois juste m'asseoir, je ne dois pas parler,
Je ne dois rien vouloir, je dois juste essayer
De lui appartenir. De lui appartenir.

Je l'aime à mourir

Refrain...

Elle a dû faire toutes les guerres pour etre aussi forte aujourd'hui,
Elle a dû faire toutes les guerres de la vie et l'amour aussi.

Moi je n'étais rien et voilà qu'aujourd'hui,
Je suis le gardien du sommeil de ses nuits. Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire tout ce qui vous plaira
Elle n'aura qu'à ouvrir l'espace de ses bras
Pour tout reconstruire. Pour tout reconstruire. Je l'aime à mourir
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domenica 20 marzo 2011

Paul Verlaine: Poiché l'alba si accende

Paul Verlaine 
Puisque l'aube grandit, puisque voici l'aurore,
    Puisque, après m'avoir fui longtemps, l'espoir veut bien
    Revoler devers moi qui l'appelle et l'implore,
    Puisque tout ce bonheur veut bien être le mien,

    C'en est fait à présent des funestes pensées,
    C'en est fait des mauvais rêves, ah ! c'en est fait
    Surtout de l'ironie et des lèvres pincées
    Et des mots où l'esprit sans l'âme triomphait.

    Arrière aussi les poings crispés et la colère
    À propos des méchants et des sots rencontrés ;
    Arrière la rancune abominable ! arrière
    L'oubli qu'on cherche en des breuvages exécrés !

    Car je veux, maintenant qu'un Être de lumière
    A dans ma nuit profonde émis cette clarté
    D'une amour à la fois immortelle et première,
    De par la grâce, le sourire et la bonté,

    Je veux, guidé par vous, beaux yeux aux flammes douces,
    Par toi conduit, ô main où tremblera ma main,
    Marcher droit, que ce soit par des sentiers de mousses
    Ou que rocs et cailloux encombrent le chemin ;

    Oui, je veux marcher droit et calme dans la Vie,
    Vers le but où le sort dirigera mes pas,
    Sans violence, sans remords et sans envie :
    Ce sera le devoir heureux aux gais combats.

    Et comme, pour bercer les lenteurs de la route,
    Je chanterai des airs ingénus, je me dis
    Qu'elle m'écoutera sans déplaisir sans doute ;
    Et vraiment je ne veux pas d'autre Paradis.

Poiché l'alba si accende, ed ecco l'aurora,
poiché, dopo avermi a lungo fuggito, la speranza consente
a ritornare a me che la chiamo e l'imploro,
poiché questa felicità consente ad esser mia,

facciamola finita coi pensieri funesti,
basta con i cattivi sogni, ah! soprattutto
basta con l'ironia e le labbra strette
e parole in cui uno spirito senz'anima trionfava.

E basta con quei pugni serrati e la collera
per i malvagi e gli sciocchi che s'incontrano;
basta con l'abominevole rancore! basta
con l'oblio ricercato in esecrate bevande!

Perché io voglio, ora che un Essere di luce
nella mia notte fonda ha portato il chiarore
di un amore immortale che è anche il primo
per la grazia, il sorriso e la bontà,

io voglio, da voi guidato, begli occhi dalle dolci fiamme,
da voi condotto, o mano nella quale tremerà la mia,
camminare diritto, sia per sentieri di muschio
sia che ciottoli e pietre ingombrino il cammino;

sì, voglio incedere dritto e calmo nella Vita
verso la meta a cui mi spingerà il destino,
senza violenza, né rimorsi, né invidia:
sarà questo il felice dovere in gaie lotte.

E poiché, per cullare le lentezze della via,
canterò arie ingenue, io mi dico
che lei certo mi ascolterà senza fastidio;
e non chiedo, davvero, altro Paradiso